lundi 3 octobre 2016

En avant vers le Salar de Uyuni !



20 septembre - Direction la gare des bus et à peine arrivés, une choleta nous embarque dans son bus direction Uyuni.

3 heures plus tard, nous arrivons à Uyuni et à peine sortis du bus, une autre bolivienne ne lâche plus Ben, elle veut nous vendre un tour dans le Salar. Bon, on est là pour ça évidemment donc on la suit et on l'écoute déballer ses arguments, qui sont plutôt bons! On négocie le tour, avec en bonus une nuit d'hôtel pour ce soir et le petit déj de demain. On est vraiment satisfaits de notre deal.

Il faut savoir que la ville d'Uyuni n'a rien d'intéressant, on y vient uniquement car c'est LE point de départ pour les tours dans le Salar. Le seul moyen faire une excursion dans le Salar est en passant par une agence qui fournit 4x4, repas, guide etc...
On passe notre aprem à chiller en terrasse et on fait quelques courses avant notre excursion de 3 jours.

21 septembre - C'est l'heure du départ dans le salar !

Vers 10h30, Bernardo, le chauffeur de notre 4x4 vient nous chercher à l'agence et nous faisons connaissance avec les 4 autres passagers: Sarah et Cyril, 2 québécois qui ont la trentaine et qui sont vraiment super sympas et drôles, et Valeria et Philip, un jeune couple allemand, très sympas aussi.

Notre chauffeur, Bernardo, est un peu foufou, il rajoute des 'ingo' 'inga' à chaque mot et est vraiment hypeeeeer enthousiaste en permanence. A bien y réfléchir, je crois qu'on n'a jamais rencontré quelqu'un d'aussi joyeux !

Allez hop, c'est parti direction un premier arrêt: Le cimetière de trains, à une dizaine de kilomètres d'Uyuni. Ce premier spot est bondé de touristes, on a donc du mal à lui trouver beaucoup de charme, mais on arrive quand même à faire quelques belles photos entre les vieux trains boliviens!




On reprend la route vers le Salar et nous nous arrêtons déjeuner au niveau de l'énorme panneau 'Dakar 2016'. C'est par cet endroit que passe la course de motos.

Le blanc de ce désert de sel nous éblouit! Comme c'est beau, on dirait de la neige! A cette altitude,  le soleil tappe bien fort.

Pendant que nous prenons quelques photos du Salar, Bernardo prépare à manger. On déjeune tous les 6 et on reprend la route dans le Salar.

Next stop: Arrêt photos au milieu du Salar
Là, nous sommes les seuls alors on en profite pour shooter et reshooter.  ;)










Next stop: Isla de los cactus

Au milieu du Salar se trouve la Isla de los cactus, une île donc, pleine de cactus! On se demande bien comment ils sont arrivés là!

L'île est vraiment, vraiment magnifique... On adore.
On monte jusqu'au sommet à partir duquel on bénéficie d'une vue superbe sur les alentours.





C'est la fin de la journée et il est l'heure de nous rendre à l'hôtel dans lequel on va passer la nuit. Mais avant ça, on demande à Bernardo de s'arrêter une nouvelle fois dans le Salar pour qu'on puisse observer le coucher du soleil dans ce désert. Le spectacle est magnifique et bien sûr, on en profite encore pour faire quelques clichés !






Enfin, on arrive dans notre hôtel de sel qui se trouve à 5 min du Salar. Une chambre double confortable nous attend, mais avant ça on lance un jeu de cartes avec nos 4 potes, suivi d'un bon dîner.

22 septembre - Réveil à 5:30 du mat, petit déj, et nous voilà repartis dans notre 4x4, avec Bernardo au volant.

Attention aux yeux, les paysages qu'on a observés aujourd'hui sont vraiment, vraiment magnifiques... Les photos parlent d'elles mêmes.

On commence la journée en observant un volcan, puis on va voir des roches formées par la lave séchée où nous sommes entourés par un désert et des montagnes...



On va ensuite voir une première lagune, immense, squattée par des flamands roses...





Puis on s'arrête au milieu de nulle part et Bernardo nous prépare à manger et on déj en compagnie de viscaras (animal qui ressemble à moitié à un lapin et à moitié à un écureuil et qui semble bien apprécier Benjamin !)


On va observer une deuxième lagune, des alpacas...


Puis on pause sous el arbol de piedras...



On rejoint ensuite la magnifique Laguna roja et ses flamands roses...



Puis on reprend la route direction notre second hôtel.


Cette fois-ci, le confort est plus rudimentaire: pas de chambre double mais un dortoir à tous les 6, pas de chauffage, pas d'eau chaude, pas d'électricité et nous sommes à plus de 4000 mètres d'altitude. Nous, on a l'habitude donc on ne se plaint pas et on sort nos duvets pour assurer de passer une bonne nuit.

Nos amis québécois n'arrivent pas à s'y faire, ils essaient de dormir dans le même lit 1 place pour ne pas avoir trop froid mais on comprend au réveil que c'était une mauvaise idée: ils ont très peu dormi!

On se marre car eux qui ont l'habitude de vivre des hivers à parfois -50 degrés sont là complètement frigorifiés. Ils nous font tout un speech sur l'importance des vêtements de qualité contre le froid... Qu'ils n'ont pas dans leur backpack en ce moment !


23 septembre - On part donc à 6h du mat de notre auberge, il n'y a pas de chauffage dans le 4x4 donc on a tous bien froid pendant une bonne heure, jusqu'à ce que le soleil se lève.

Le premier site qu'on rejoint se trouve à 5000 mètres d'altitude. Il y a de grands geysers, c'est impressionnant. Dans le cratère, on dirait qu'on voit de la boue en train de bouillir, c'est drôle à observer.


On va ensuite se baigner dans des sources d'eau chaudes naturelles, à 35 degrés. C'est horrible de de déshabiller pour se mettre en maillot mais qu'est-ce qu'on est bien une fois dans l'eau chaude !!! Bonheur.

On reprend la route dans le désert, toujours aussi magnifique et on arrive au désert de Dali.


On croise un renard, puis on va observer une dernière lagune, la Laguna Verde qui n'est d'ailleurs pas verte au moment où on l'observe!

Bernardo nous dépose à la frontière chilienne où, une fois notre passeport tamponné, nous prenons un bus pour San Pedro de Atacama au Chili, en compagnie de Philip et Valeria. On dit au revoir à nos amis québécois qu'on retrouvera peut-être en Argentine. 

Sucre et Potosie, villes coloniales de Bolivie


Rurrenabanque - La Paz - Sucre

16 septembre - Nous arrivons vers 8h à la Paz après 15 heures de bus. Notre prochain bus est à 18h donc on a une journée à tuer à La Paz, que nous avons déjà pas mal visitée.

On est crevés donc on décide de se la couler douce. On retourne dans la jolie calle Jen, on visite un musée et on passe l'après-midi dans un joli café qui fait très européen (café del Mundo).
On reprend un bus à 18h direction Sucre.

17 septembre - Il fait une température idéale quand on arrive à Sucre, la ville est belle et propre, bref, on est contents d'être là.

On fait la tournée des hôtels et on finit par trouver une chambre sympa dans un hôtel plutôt cool. On va au marché s'acheter de quoi se faire un bon brunch, puis une fois rassasiés, on part visiter la ville. Le festival de la culture a lieu en ce moment donc on assiste à un concours de hip hop et break dance sur la place principale de la ville, très sympa.







Sucre est une ville vraiment charmante, mais malheureusement, on est tous les 2 tombés malades pendant 2 jours (la turista, ça fait partie de l'aventure!) donc on n'a pas pu en profiter pleinement. On a dormi pendant une journée entière pour s'en remettre. Merci Emmannuelle pour la super trousse à pharmacie qui nous a été super utile!

Potosi et ses mines



18 septembre - Nous sommes à moitié guéris tous les 2 et décidons donc de reprendre la route direction Potosi, à 3 heures de Sucre. A notre arrivée, on réserve une visite dans l'une des mines pour le lendemain et on trouve une chambre d'hôtel.
La ville de Potosi est assez belle mais il fait beaucoup plus froid qu'à Sucre puisqu'on est à 4100 mètres d'altitude.

19 septembre - A 9 heures, on part visiter l'une des mines de Potosi, accompagnés d'un guide qui est ex-minneur et d'un touriste français d'une cinquantaine d'années plutôt original.
Avant la visite, on passe au marché des mineurs acheter des cadeaux pour les mineurs: des bouteilles de soda, des feuilles de coca et de l'alcool... À 96 degrés!

Notre guide nous fait ensuite enfiler toute une tenue de mineur: des bottes, un sur-pantalon, une veste, un casque... Nous sommes enfin prêts à entrer dans la mine!





L'entrée de la mine nous fait clairement penser à un décor de film tellement c'est irréel! On voit les mineurs qui poussent de lourds chariots remplis de minéraux en dehors de la mine. Les minéraux sont ensuite triés et revendus via la coopérative une fois par semaine.





A l'intérieur de la mine, il fait humide et il faut souvent se baisser pour passer dans certains tunnels, c'est assez inconfortable. On croise des mineurs à qui on laisse un petit cadeau à chaque fois. Il y en a un qui n'attend pas qu'on lui donne, il se sert directement dans le sac de Benjamin, ce qui ne lui plaît pas vraiment !

Notre guide nous explique que les mineurs travaillent ici du lundi au vendredi, pendant plusieurs mois d'affilée. Ensuite, ils font une pause et vont travailler dans les champs pendant plusieurs mois, puis reviennent à la mine. Le travail dans les mines est organisé par groupes. Souvent, un groupe contient plusieurs membres d'une même famille. Il y a uniquement des hommes qui travaillent dans les mines. Notre guide nous explique que la montagne (dans laquelle ils cherchent les minéraux) représente le sexe féminin et qu'il n'y a donc pas de place pour les femmes ici.

Les conditions de travail sont très difficiles - Les mineurs restent enfermés à longueur de journée, il faut descendre des tas d'échelles avant d'arriver à l'endroit où il reste des minéraux, il y a toujours un risque d'accidents lorsqu'ils font péter les dynamites etc - ...

Pour autant, on a eu l'occasion de discuter avec 2 mineurs qui ne se plaignent pas de leurs conditions. Quand on leur demande si certaines entreprises veulent ''moderniser'' le modèle de la mine, ils nous répondent qu'ils sont contre toute modernisation car cela signifierait pour eux qu'ils perdraient leur job !



On va aussi voir dans la mine ''el tio'', c'est une petite statue qui se situe dans un des tunnels auprès de laquelle les mineurs viennent rechercher la sécurité et la prospérité. Notre guide lui laisse des feuilles de coca et allume 2 cigarettes pour ''el tio''.



Nous avons vraiment beaucoup aimé cette visite de 2 heures dans les mines.

A la découverte de l'Amazonie !


11 septembre - Après une dernière matinée à La Paz, nous prenons un bus pourri en début d'après-midi, direction Rurrenabanque, le point d'entrée pour l'Amazonie.

Après une quinzaine d'heures de bus sur une route en serpent, nous arrivons enfin à Rurrenabanque. On récupère nos sacs, on traverse le Rio pour rejoindre San Buenaventura, qui se trouve juste en face de Rurrenabanque. Nous sommes à la recherche d'un certain Don Alfonso et on sait qu'il vit dans ce village !



De Rurrenabanque à San Buenaventura 

En fait, depuis quelques semaines, les agences de voyage ont décidé de doubler le prix de leurs tours dans la jungle et dans la pampa et proposent maintenant des tarifs hallucinants (240€ pour 3 jours dans la jungle)! Le seul moyen pour nous d'y aller est donc de passer par ce cher Don Alfonso, qui nous avait été recommandé par l'argentine de Tocaña... Vous suivez?

Après avoir demandé à 4 ou 5 personnes, nous finissons pas trouver Don Alfonso. C'est un homme de 62 ans qui vit avec sa femme qu'il appelle 'La Berta', sa fille et ses petits enfants. Ils sont vraiment pauvres.
Sur leur terrain, ils ont construits quelques chambres dans lesquelles ils y ont entreposé des lits pas très confortables, qu'ils proposent aux jeunes voyageurs fauchés en échange de quelques bolivianos (1,5€). On peut aussi planter sa tente sur le terrain en échange de 0,75€. Tous les backpackers qui séjournent ici sont des sud-américains, la plupart essaie de vendre leur artisanat (bijoux, petits objets) pour continuer à voyager. C'est vraiment pas cher ici, mais c'est pas non plus confortable, la preuve...

Après une longue conversation avec Don Alfonso, Ben lui demande où se trouve les toilettes. Don Alfonso lui répond qu'il n'y a ni douche, ni toilettes ici!!! Il y a un trou en guise de toilettes (imaginez l'odeur) et si on veut se laver, il faut descendre se laver un peu plus bas dans le village où il y a une source d'eau! C'est vraiment rudimentaire... Heureusement qu'on y reste qu'une nuit !

On demande à Don Alfonso s'il peut nous emmener dans l'Amazonie pendant 3 jours. Bien sûr, il est intéressé mais ne veut pas nous parler de prix. Il nous dit qu'il a besoin d'en parler avec La Berta, son épouse, et qu'ensuite, lui et Benjamin pourront en parler ensemble ! Il ne compte donc pas sur moi pour faire partie de la négo! Nous sommes bien en Amérique du Sud... :)

Il fait très chaud et humide ici, donc on trouve un petit rio pour se baigner puis on squatte la piscine d'un hôtel. Après s'être rafraîchis, on retourne chez Don Alfonso pour conclure le tour dans l'Amazonie. Nous qui d'habitude négocions absolument tout, cette fois-ci, on a du mal à être agressifs car on voit bien que sa famille est quand même très pauvre... Donc on va les aider à notre manière.

Don Alfonso, à ma gauche et sa famille autour de la table

On dort super mal car: 1) on partage un lit une place avec Ben et 2) le mec avec qui on partage notre petite chambre est hyper malade et vomit toute la nuit!

Le lendemain matin (13 septembre), nous partons donc dans l'Amazonie en compagnie de Don Alfonso et son petit fils de 19 ans qui s'appelle 'el Gilbert'. Comprenez donc que pendant 3 jours, nous ne nous appellerons plus Mathilde et Benjamin mais 'la Mathilde' y 'el Benjamin '!

On prend un taxi qui nous dépose vers le bord de la jungle. Il fait chaud et très humide lorsqu'on commence notre trek dans l'Amazonie. Au début, on suit un chemin et tout à coup, il n'y a que de la végétation et c'est Don Alfonso qui donne des coups de machette pour nous faire un chemin!


Nous faisons quelques pauses au bord des rios pour se rafraîchir et après quelques heures de marche, nous arrivons à l'endroit où l'on va camper.

Pendant qu'on se baigne dans le rio, el Gilbert part pêcher des sardines et Don Alfonso prépare le campement: il regarde où on peut planter notre tente (certains endroits sont à éviter car bourrés de fourmis qui trouent les tentes et vêtements... Drôles d'espèces !), il prépare un gros feu puis nous cuisine un repas à base de riz, légumes, que el Gilbert complète de sardines sautées à l'huile (pas terribles mais on n'ose pas lui dire car il n'arrive à pêcher autre chose que des sardines!).

 El Gilbert, notre pêcheur de sardines 

 Ben, apprenti pêcheur! 

Notre campement 

Pendant 2 jours et demi, on découvre la vie dans la jungle... On part à la recherche des animaux mais malheureusement, on voit plus des traces d'animaux que des animaux. Nous qui pensions nous reconvertir en Tarzan et Jane le temps de quelques jours, c'est plutôt raté. On voit quand même des centaines d'oiseaux magnifiques, de terribles insectes et... C'est tout!

On comprend à la fin de notre séjour dans l'Amazonie qu'on ne se trouve pas dans une zone préservée, c'est sans doute pour cette raison qu'on n'a pas vu plus d'animaux du livre de la jungle!

Mais l'expérience de vie dans l'Amazonie est quand même très sympa: en 3 jours, on a croisé aucun touriste, la nuit, dans notre tente, on entend plein de bruits d'animaux en tout genre, c'est impressionnant. Don Alfonso nous apprend à construire un système permettant de faire tenir une marmite au dessus du feu de camp, comme ci-dessous :


Il nous raconte aussi plein d'histoires sur son village, on a vraiment l'impression d'être avec notre papi bolivien!
El Gilbert nous fait bien marrer aussi car il mange vraiment comme 4... Et il a toujours faim! Heureusement que les rios sont remplis de sardines !

La journée, on découvre d'autres parties de l'immense Amazonie, on va voir une cascade...


 





On goûte au vrai coeur de palmier (que la Berta nous cuisine à notre retour et c'est délicieux).


On se prend aussi quelques grosses averses et on se fait bouffer par les moustiques, ça fait partie de l'expérience !

15 septembre - Après 2 jours et demi dans la jungle amazoniene, nous rentrons à Rurrenabanque et repartons dans la soirée à La Paz.