samedi 16 janvier 2016

Udaipur, la ville blanche


Jeudi 14 janvier


Après 7h d'hôtel/bus plus cheap que le dernier mais aussi plus merdique (le chauffeur s'arrête dans tous les bleds pour essayer de remplir son bus et il semble que les amortisseurs du bus sont inexistants), nous arrivons à 5h30 du mat dans la belle ville d'Udaipur. Comme d'habitude, il y a quelques touktouks qui repèrent l'arrivée du bus et nous négociation avec l'un d'entre eux le prix du trajet jusqu'à notre hôtel. Ce qui est vraiment appréciable en Inde, c'est qu'on peut arriver n'importe où, n'importe quand, on n'aura jamais de mal à trouver un endroit où dormir, manger...

Nous arrivons donc à l'hôtel et nous filons finir notre nuit dans notre chambre. En fin de matinée, on part arpenter les rues D'Udaipur. Les rues d'Udaipur sont plus étroites que celles des villes que nous avons visitées jusqu'à maintenant, mais n'empêchent toutefois pas les éléphants de passer, car oui, les éléphants,  comme les singes, vaches et chiens, partagent aussi les petites rues de la ville!




Nous commençons par visiter le merveilleux City Palace.

Pour comprendre mieux l'histoire des maharajahs, on prend un guide qui s'avère être super. Le palace est vraiment magnifique et hyper bien conservé. A l'époque, ils avaient construit toute une partie du temple sur une colline, ce qui permet d'avoir au 4ème étage un jardin avec de nombreux arbres qui entourent, une grande piscine pour les hommes et une plus petite pour les femmes. Notre guide nous explique que le maharajah était handicapé (suite à une chute de cheval étant jeune où il a perdu l'usage de ses jambes), pourtant sur toutes les peintures du château, il est représenté debout. Ce roi était polygame: il avait 3 femmes 'issues' de 3 mariages arrangés puis encore d'autres femmes de mariage d'amour. Elles vivaient toutes dans le palais. Cette discussion nous amène à continuer une conversation sur les mariages arrangés, qu'on avait déjà commencée avec Vivek quelques jours auparavant. Vivek nous avait expliqué qu'en Inde, les mariages arrangés par les parents étaient toujours d'actualité. Notre guide nous explique que son mariage était aussi un mariage arrangé étions précise qu'en général, les mariages arrangés se passent beaucoup mieux que les mariages d'amour. On lui demande de nous expliquer. Il nous explique qu'en Inde, si les parents choisissent la bien aimée de leur fils, ils s'engagent à financer un logement (dans lequel ils vivront aussi avec leurs enfants et petits enfants) ainsi que toutes les dépenses du couple... Ce qui est assez avantageux pour le couple de jeunes mariés. Lors d'un mariage d'amour, les parents ne financent rien et c'est en général  difficile pour les jeunes tourtereaux de vivre confortablement sans aide... Ce qui engendre beaucoup de problèmes très vite après le mariage. On demande à notre guide de nous expliquer comment ses  parents avaient choisi sa future femme avant leur mariage.  Il nous explique que son père lui avait fait une trentaine de propositions, qu'il avait reçu les photos de toutes ces filles avec leur numéro de téléphone et qu'il avait pu s'entretenir par téléphone avec elle avant de choisir sa femme. Il n'avait cependant pas l'autorisation de passer du temps avec elles avant le mariage. Les femmes, quant à elle n'ont pas leur mot à dire, c'est quand même dégueulasse (vous l'aurez compris, c'est Mathilde qui écrit en ce moment!) :)
Suite à la visite du palace, on va déjeuner au bord du lac dans un endroit vraiment agréable...


Puis on continue notre visite de la ville en nous rendant au Jagdish temple, le temple principal de la ville, qui n'est pas très impressionnant par rapport aux temples qu'on a déjà visités.
Petite pause drinks au bord du lac pour profiter du coucher du soleil sur le lac...


On continue à se balader, et on tombe sur des gens hyper sympas. Depuis notre arrivée en Inde, on trouve les indiens vraiment gentils: ouverts, souriants, sympas... Ils ont plaisir à échanger avec nous dans la rue, on discute ouvertement et simplement de leur culture, des différences avec la notre, de leur religion... On échange aussi avec un vieux papi vraiment gentil qui nous parle de l'importance de la méditation et qui nous explique pourquoi les enfants sont parfois maquillés en Inde.
On ne sait pas si ce sont les indiens qui sont plus ouverts que les pays que nous avons visités auparavant ou bien si c'est nous qui nous ouvrons plus et prenons plus de temps pour discuter, peut être un peu des deux, en tout cas, on aime vraiment ces échanges.

On trouve un restau sur une roof top terrace depuis laquelle on profite d'une vue superbe sur la ville...



Vendredi 15 janvier -



Au réveil, on décide d'aller à pied dans un jardin qu'on nous a recommandé. C'est à 45 minutes de marche de notre hôtel, il fait beau (comme tous les jours depuis notre arrivée en Inde) et ça nous permettra de profiter des alentours D'Udaipur. Petite pause breakfast face au lac Sagar, puis nous arrivons presque au jardin. On demande notre route à un indien qui finit par nous inviter à boire un thé chez lui, chose qu'on accepte. C'est un riche indien, il tient une gallerie d'art mais il n'essaie même pas de nous vendre ses oeuvres. Il nous met en relation avec un de ses potes qui pourra nous emmener faire une excursion dans le désert quand on sera à Jasailmer.

Après le thé, on arrive au jardin qui est très beau et même si cette fois, nous ne sommes pas'les seuls blancs, on nous demande quand même des photos! On va finir par dire 'money money' après chaque photo! :)

On continue à se balader en rentrant progressivement vers le centre de la ville juste le temps de passer à l'hôtel se changer avant de partir au temple des moussons. Nous visitons ce temple non pas pour son histoire (temple situé à 1000m au dessus de la ville bâtit par le marajah local destiné à observer l'arrivée de la mousson) mais pour sa vue emprenable sur la ville d'Udaipur et ses alentours. Cerise sur le gâteau le coucher de soleil est magnifique là haut.

Le dîner sera mérité après une longue marche de 45 minutes pour enfin trouver un restaurant non touristique qui propose comme plat unique un excellent thali qui est servi à volonté par des serveurs avec qui on communique avec les mains.

Pushkar



Mercredi 13 janvier


Nous repartons le lendemain matin aux aurores pour Pushkar où nous ferons une pause avant de repartir pour Udaipur dans la soirée.

On arrive aux alentours de midi à Pushkar, dans un coin pommé. Bien sûr, chauffeurs de touktouk, taxi et vendeurs de tout et rien sont là pour nous accueillir. On comprend rapidement que la ville est petite et qu'on n'a pas besoin de leurs services. On dépose quand même notre backpack chez l'un d'entre eux et nous voilà maintenant libres pour arpenter la ville. On a l'impression que Pushkar est plus pauvre que les villes que nous avons visitées jusqu'à maintenant.






On déjeune dans un restau pas terrible, puis on part se balader dans les rues, au hasard. La ville a un charme particulier, encore une fois, on trouve les gens sympas. On arrive au bord du lac, où il est interdiction de garder nos chaussures. On observe - pieds nus - les enfants qui jouent au cerf volant autour du lac, les femmes qui se lavent et qui lavent leurs enfants dans le lac, et celles qui font leur lessive au bord de l'eau. On est encore sollicités par un groupe de mecs qui veulent des photos avec nous: d'abord des photos de groupe,  puis des selfies individuels avec chacun de nous. C'est drôle.


Après la séance photos, on est attiré un bar au bord du lac qui a l'air bien chill dans lequel on s'allonge sur des grands matelas face au lac. Qu'est ce qu'on est bien, c'est le bonheur. C'est ici qu'on fait la connaissance de Doctor Alone. C'est le patron de ce bar/hôtel. Il a des rastas, est prof de reggae et de yoga et à fait le tour de l'inde en vélo... Il est très cool et on parle avec lui pendant 2 heures. Il a des airs de grand sage mais on apprendra à travers notre conversation qu'il a monté un bon business à Pushkar puisqu'il possède 3 autres hôtels dans la ville. Grand sage ou business man? On n'a pas encore tranché.


Suite à cette rencontre nous regagnons le centre de la ville pour un verre sur une roof top terrace de laquelle nous pouvons observer de multiples combats de cerfs volants: le sport favori des locaux. Ce sport consiste à casser le plus de cerfs volant en vol à l'aide de fil fabriqué en verre tranchant rattaché au cerf volant. Malheureusement nous ne pourrons pas assister au festival annuel qui se déroule deux jours plus tard, car nous reprenons le bus dans la soirée direction Udaipur (après avoir dîné dans un des autres hôtel/restau de Doctor Alone!)


Jaipur, la capitale du Rajasthan surnommée la ville rose


Changement de plan... Car une fois arrivés à Dehli, on se rend compte à la gare qu'il n'y a plus de billets de train disponibles pour nous rendre à Jasailmer, même dans les 'tourist quota' (quota de billets réservés aux touristes non indiens). On galère un peu à trouver une alternative puis on finit par changer nos plans: on achète finalement des billets de bus pour Jaipur, la capitale du Rajasthan.

Nous arrivons vers minuit à Jaipur. Autour de la gare, il y a encore du monde partout. On se fait racoler par plusieurs indiens et on finit par en suivre un qui nous emmène en touktouk dans un hôtel dans lequel on passera 2 nuits. On est épuisé par cette journée de transport et on s'endort direct.

Le lendemain, on négocie une demi journée de touktouk avec le frère du driver de la veille. Il nous balade donc dans cette belle ville rose et nous dépose dans les endroits principaux. Au programme:

Jaipur City Palace, magnifique




Water palace


Amber palace, merveilleux








Du haut d'Amber palace, on profite d'une vue imprenable sur Jaipur, c'est top.

mardi 12 janvier 2016

D'Armistrar à Jasailmer via Dehli

Lundi 11 janvier (Bon anniversaire Coline chérie) -


Réveil à 5h du mat pour prendre le train pour Dehli. On a pris des billets de seconde classe (2,50€ pour 6h de train).
Commençons par le côté positif: Nous vivons l'expérience locale! Les vendeurs de chai tea, chips, soupes, les cireurs de chaussures, les musiciens, danseurs défilent sous nos yeux toutes les 10 minutes. Une femme nous offre gentiment un indien breakfast car selon elle 'you're in our country, you're our guests.' On est touché par la gentillesse et par la générosité des indiens, on pense avoir beaucoup à apprendre d'eux depuis le début de notre voyage.

On allait presque en oublier les points négatifs du voyage en seconde sans AC: on caille vraiment, les fenêtres ne se ferment pas, il n'y a pas de siège mais seulement des sortes de blancs sur lesquels on est serrés comme des sardines.

Ben est parti contempler l'Inde sur le bord d'une porte. On se croirait un peu dans slumdog millionnaire !

Amritsar

Dimanche 10 janvier -


Arrivée à Armistrar à 7h30. La ville grouille déjà de monde. On se rend directement à la gare pour réserver nos prochains billets de train et dans la gare, il y a beaucoup de personnes qui dorment par terres: beaucoup d'hommes, mais aussi des femmes et des enfants.

On prend un bus local pour se rendre au golden temple et l'expérience est géniale. On est bien sûr les seuls blancs du bus (on était déjà les seuls blancs dans le métro à Dehli) et on a l'impression que les sikhs (le golden temple est un temple sikh) sont heureux qu'on partage leur bus. Les femmes veulent que je m'assois avec elle et Ben se fait un copain sikh (qui a l'air d'un vieux sage). Dans le bus, tout le monde chante des chants religieux.

Après 15 minutes de bus, nous arrivons au temple. L'ambiance est particulièrement plaisante... Le Temple, en or, est entouré d'un immense bassin rempli d'eau, lui même entouré de bâtiments blancs. Les hommes sikhs portent tous des turbans de couleurs différentes et les femmes portent leurs tenues élégantes de couleurs vives. L'atmosphère est paisible. C'est beau et on en profite.

Après avoir visité le temple, on se rend à la cuisine du temple. L'expérience est vraiment excellente. Une communauté de sikhs servent un repas complet à tous ceux qui viennent au temple. Des centaines de sikhs s'affairent dans les cuisines et dans la salle. Le service est fait à la chaîne, c'est bon, rapide et on fait la donation qu'on souhaite en sortant.




Comme nous sommes là encore les seuls blancs, on attire les regards et plusieurs indiens nous demandent d'être pris en photos avec nous. Ça nous arrive plusieurs fois par jour depuis notre arrivée en Inde. Un jeune étudiant indien passe aussi une partie de l'après-midi avec nous pour pratiquer son anglais car il a un examen d'anglais la semaine prochaine. On trouve les sikhs particulièrement gentils et attentionnés à Armistrar.



En fin d'après-midi, on prend une navette pour se rendre au niveau de la frontière pakistanaise. Tous les jours, les gardes indiens et pakistanais font un show, c'est une sorte de 'battle' de danse entre les gardes des 2 pays. Face à un tel spectacle, les gardes british peuvent aller se rhabiller !



Agra

Samedi 9 janvier -

Vivek nous emmène à Agra (à 2h30 de Dehli) pour nous faire découvrir le majestueux Taj Mahal. Depuis le temps qu'on voulait le voir... Il est là, blanc, brillant, dressé devant nous. Et lorsqu'on le voit de loin, sous l'arche, plus on se rapproche du Taj et plus on a l'impression qu'il s'éloigne. Vivek nous explique que ce phénomène est causé par l'architecture des arches de l'entrée principale. Le Taj représente une couronne de reine (la femme de celui qui l'a construit... On a oublié le nom) et est exactement symétrique en tout point. On peut se regarder de n'importe quel côté et la façade sera la même. On apprend Par Vivek que le créateur du Taj Mahal voulait aussi construire le même Taj en face, en marbre noir. Ce projet n'a malheureusement pas abouti car il s'est fait emprisonné par son propre fils assez rapidement.




Après la visite du Taj, Vivek nous emmène déjeuner dans un super restaurant, où une fois encore, on se régale! Le chicken tandori est décidément bien meilleur ici!
Après le lunch, on va visiter the Agra fort puis on rentre à Dehli. Petit stop chez le cousin de Vivek, qui nous accueille très chaleureusement, avant de prendre notre bus de nuit pour Armistrar.

Attention, ce n'est pas un bus quelquonque! Pour la première fois, nous testons ce qu'on appellera désormais 'l'hotêl bus'. C'est un bus de nuit dans lequel il y a des petites chambres (ou compartiments) doubles. Notre amie Hélène nous en avait parlé et c'est vrai que l'expérience est vraiment drôle et rend les 9h de bus bien moins difficiles. 

Notre arrivée à Dehli


Jeudi 7 janvier, 7:45. Nous atterissons sur le sol indien. A l'aéroport, Vivek (ex collègue Amex) nous attend. Nous avons toutefois un peu de mal à le trouver en sortant car il y a un brouillard qui nous empêche de voir à plus de quelques mètres. Vivek nous expliquera que cette brume - permanente à Dehli - est dûe à l'excès de pollution.

On prend la route, direction la maison de Vivek où sa famille nous accueille comme des rois. Sur le chemin, on commence à se sentir dans l'ambiance indienne: beaucoup de trafic et de monde partout.

Après une petite sieste chez Vivek, on déguste la cuisine savoureuse que la femme et la maman de Vivek nous a préparée... C'est un régal. (Nous qui pensions perdre quelques kgs pendant notre voyage en Inde, pour l'instant c'est mal parti pour!)

Vivek nous dépose dans le centre de Dehli avant de rejoindre son boulot. Nous passons par Dehli Haat et sommes baignés directement dans l'ambiance 100% locale. Il y a beaucoup, beaucoup de monde - en plus des indiens, les vaches, singes etchiens partagent aussi les mêmes chemins que nous , il y a aussi un bruit permanent - entre les indiens qui crient, les flics qui sifflent tout le temps pour rien et les touk touk qui klaxonnent sans arrêt - et des couleurs vives plein les rues: les touk touks verts et jaunes, les saris ou ''suits'' des femmes. On est un peu perturbés par la pauvreté dans les rues.






C'est le quartier du Red temple que nous avons préféré - pour son ambiance 100% authentique. Là, c'est difficile de circuler à
pied tellement les ''routes''' sont envahies de véhicules de tout genre: touk touk vélos, touk touks à moteur,  taxis, bus, motos, scooters, camions etc.. On en profite donc pour tester la balade en touk touk vélo et faire exploser nos sens dans les bazars. C'est énorme.

Le lendemain, nous continuons la visite de Dehli: Qatar Minar, Lotus temple, Red temple puis nous passons à nouveau une excellente soirée chez Vivek en dégustant du whisky et du vin français.