samedi 6 février 2016

Notre arrivée au Népal... À nous L'Himalaya !

Notre arrivée à Pokhara n'était vraiment pas terrible, pourtant on se rend vite compte que c'est une ville très sympa.
Les bars/restaurants qui entourent l'immense lac sont remplis de backpackers comme nous qui s'apprêtent à commencer (ou qui terminent juste) un trek dans l'Himalaya.


Dans l'après-midi, c'est donc à notre tour de réserver un trek et du matos de rando, car le lendemain nous partons à la conquête de l'Himalaya.

Shur - notre guide/porteur nous accompagnera pendant ce trek. Il parle assez mal anglais mais on arrive quand même à se comprendre. Au début, il s'adresse uniquement à Benjamin. Ça l'étonne qu'on voyage sans étant marié. Il nous explique qu'il se mariera dans 2 ans et que le mariage sera arrangé par ses parents. S'il devait se marier 'par amour', il serait rejeté de sa famille, ce qui est évidemment inenvisageable pour lui.

Pendant notre exil dans l'Himalaya, nous grimperons jusqu'à plus de 3300 mètres, Punhill. Le paysage est vraiment splendide, encore une fois, nous en prenons plein les yeux.













Pendant nos journées de rando, on rencontre des français,  des anglais, des espagnols, des indiens... C'est super sympa. Le soir, on dîne autour du feu (même en montagne, il n'y a pas de chauffage dans les guesthouse)  avec les autres randonneurs et on dort dans des petites chambres.

On rentre de notre trek en pleine forme malgré de grosses courbatures dans les jambes. On passera une dernière après-midi à chiller au bord du lac de Pokhara, avant de repartir le lendemain direction Kathmandu.


Varanasi, la ville hors du commun

Vivek nous dépose à la gare sur le chemin pour Delhi et nous avons un pincement au coeur en lui disant au revoir car on sait qu'on ne le reverra pas avant quelques années sûrement. VIVEK if you read these lines, thank you for everything, you have a home in France.

Après 12 heures de train en cabine couchette que nous partageons avec 4 autres indiens, nous arrivons à 5 heures du mat le 28 janvier à Varanasi, aussi appelée Benarès. Il fait encore nuit à cette heure mais la ville grouille déjà de monde. Il y a des touktouks à perte de vue et ça klaxonne sans cesse. Bref, vous imaginez la scène.

Un touktouk nous dépose dans le centre de la ville et le chauffeur nous explique qu'il faut qu'on continue à pied car les auto rickshaws (touktouks à moteur) ne sont pas autorisés dans le coeur de la ville. On se perd un peu dans les ruelles, il y a beaucoup de personnes qui dorment dehors et comme d'habitude on croise plein de vaches. On finit par trouver la guesthouse que nous avions réservée quelques heures avant dans la voiture de Vivek. On réveille le proprio qui est au début de sale poil (mais qui deviendra par la suite un mec super) et à peine 45 minutes plus tard, nous pouvons occuper notre chambre. On se repose vite fait et vers 7:30 on se rend le long du gange.






Waaaah! Qu'est ce que c'est beau! On était loin d'imaginer un tel décor.

Comme il est encore très tôt, il y a une petite brume qui rend l'endroit un peu mystique. Le gange est très large, on descend les marches pour nous retrouver sur l'un des quais qu'on appelle ghat en hindi et on s'offre un tour en bateau. Il y a plein de vendeurs qui crient 'boat, boat' le long du gange.






Dans le bateau, on observe la vie le long du gange. C'est vraiment, vraiment fascinant. Dans l'eau, on voit des hommes entre hommes qui se baignent et qui se lavent, des femmes et leurs enfants qui font la même chose plus loin, des hommes qui passent le sable/la terre au peigne fin à la recherche de bagues/bijoux en or... Il y a bien sûr plein de personnes qui lavent et essorent leur linge au bord du gange. Il y en a aussi qui quelques uns qui nagent, tout en restant près du bord.





Les marches le long du gange sont recouvertes de linge propre qui est en train de sécher. Dans le ciel, on observe déjà plein de cerfs-volants.

On continue notre balade en bateau et notre 'capitaine' nous montre la première 'burning place'.


A cet endroit, on fait brûler les morts. Chaque année, des millions de personnes viennent à Varanasi pour accoucher mais surtout pour finir leurs jours dans cette ville si sacrée. Notre capitaine/guide nous explique qu'il y a 3 possibilités pour les morts de rejoindre l'eau sacrée du gange :
1. Se faire incinérer - en cas de mort naturelle
2. Être jeté au milieu du gange avec le corps attaché à une grosse pierre pour les femmes enceintes,  enfants ou lépreux
3. Être mis dans un sarcophage de peaux de bananes - en cas de piqûre de serpent. La personne se trouvant dans le coma sera ensuite transportée dans le courant jusqu'à une tribue vivant à 12 km de Varanasi qui la soignera et lui offrira une seconde vie.
Le long du gange, on peut donc voir des crémations de cadavres. C'est assez dérangeant d'observer ces cérémonies de fin de vie. D'abord, le défunt est allongé sur une planche de bois et recouvert de tissus de couleurs vives (rouges, oranges, jaunes) et d'autres décorations (fleurs...), ensuite les hommes le mettent dans le gange pour le recouvrir d'eau bénite puis le corps est déposé sur le feu et un homme enflamme le corps. Autour du feu, les hommes de la famille du défunt sont regroupés et observe le corps jusqu'à ce qu'il disparaisse complètement. Le guide nous explique que les femmes ne sont pas conviées autour du feu puisqu'elles risqueraient de pleurer et que ce n'est pas l'endroit pour.

Autour des burning places, la vie reprend son cours...
On passera plusieurs jours à se balader dans cette ville en observant les gens, les mouvements. Cette ville hors du commun restera gravée dans nos souvenirs pour longtemps.

Petit tour chez le barber pour Benjamin 

Varanasi - Pokhara en 24 heures

30 janvier - Il est minuit et demi quand on entre dans la gare de Varanasi. Le hall de la gare est rempli de personnes allongées par terre. On ne sait pas si elles passeront la nuit entière là où si elles attendent seulement leur train. Cette fois-ci, on a opté pour le wagon couchette en classe économique, sans air conditionné... Nous sommes des fous!

0h45 - On entre dans notre train et à notre grande surprise, nos 6 compagnons de wagon dorment déjà presque tous. On monte dans notre couchette (au 3ème niveau), on se glisse dans notre duvet, on met nos boules quies et étonnamment, on dort comme des loires jusqu'au terminus, Gorakphur, 6 heures plus tard. Bonheur !

A 7h, on monte dans le coffre d'un camion / mini bus qui nous emmène jusqu'à la frontière entre l'Inde et le Népal. Heureusement que le voyage ne dure que 2h car c'est très inconfortable. En arrivant à la frontière,  on fait notre visa pour le Népal et on négocie des billets de bus super deluxe pour Pokhara et c'est là que la galère commence. Le bus qu'on a réservé n'est pas du tout fidèle à l'image qui est sur notre ticket. C'est un minibus tout pourri qui s'arrêtera vraiment partout. On s'en doutait bien car en partant, le bus était loin d'être rempli... Ce qui est toujours mauvais signe! Le trajet est sensé durer 6 heures mais il y a un glissement de terrain sur notre chemin, qui va bloquer notre bus pourri pendant plusieurs heures. Les fenêtres ne ferment pas, on commence à cailler. Heureusement, pendant la 50ème pause, Benjamin joue les gentlemen et grimpe sur le toit du bus pour récupérer nos duvets dans nos sacs. Le voyage en bus durera 12h! Nous arrivons donc à Pokhara à 1h du mat' après 24 heures de voyage. On est crevés.

Pendant que Ben récupère nos sacs à dos, je pars à la quête d'un hôtel. Il n'y a personne dans les rues (ça nous change de l'inde), pas même une vache! Je me fais emmerder par 2 mecs qui veulent que je les suive mais je leur dis que mon boyfriend est 100 mètres plus loin et ils me lâchent. Thanks God. Dans cette rue, à cette heure, il n'y a qu'un seul hôtel d'ouvert. Ben me retrouve et on négocie la chambre 3 fois moins cher qu'annoncé (4€). L'hôtel est terriblement dégueulasse mais à cette heure, on n'a pas vraiment d'autres options. On s'endort quand même directement et dès notre réveil, on est heureux de quitter cet l'hôtel cracra pour un autre, près du lac, propre (mais sans eau chaude).

jeudi 28 janvier 2016

A nous L'Himalaya!


Après un break de 24h à Delhi chez Vivek, nous prenons la route vendredi 22 janvier direction l'Himalaya ! Nous sommes 4: Nous 2, Vivek et Jeet (autre ancien collègue Amex). Vivek nous a conseillé un endroit dans les montagnes où nous avons prévu de rester 3 jours.

Après 7-8 heures de voiture, nous décidons de passer la nuit dans une auberge, à environ 1500 mètres d'altitude dans les montagnes. On partage le même dortoir, il fait super froid et il faut savoir qu'en Inde, il n'y a du chauffage que dans les hôtels de luxe ! Heureusement il y a plein de couvertures qui nous permettront de passer une bonne nuit (le whisky que les gars se sont partagés a aussi aidé). Jeet et Vivek nous réveillent vers 6h30 (les fous!) pour aller faire une petite balade. Il faut dire que l'endroit est superbe: l'auberge donne sur un grand lac entouré de montagnes. Vivek et Jeet nous proposent de faire le tour du lac et on se fait avoir comme des bleus: à 7h du mat, nous sommes en train sans le savoir de commencer une rando de 12 km! On est quand même bien contents en arrivant tout en haut du sommet de la montagne après 2 heures de montée, la vue est canon!




Après cette rando, on petit déj et on reprend la route direction Kausani où Vivek et Jeet nous dépose. On est baignés dans l'ambiance dès le début: imaginez un grand et vieux sage avec des longs cheveux blancs/gris, une longue barbe et une espèce de robe recouverte d'une couverture, pieds nus (alors qu'on est maintenant à 2500 mètres d'altitude donc on gèle) débarquer à pied de nulle part. Oui, il n'y a aucune route pour nous emmener dans le Ashram dans lequel nous allons passer quelques jours. On quitte donc nos 2 compères et on suit le grand sage dans la nature, grand sage qu'on surnommera GS par la suite.
Après 15 min de randonnée dans les bois, nous arrivons dans la cabane -non chauffée - du GS. Il nous questionne sur nos connaissances en termes de méditation et s'aperçoit bien vite que nous n'y connaissons pas grand chose pour ne pas dire rien. Le pari est lancé: GS veut nous apprendre à méditer!
Il nous montre notre chambre qui est superbe et par chance un peu chauffée. Il nous dit qu'on dinera à 20h. On le rejoint donc à cette heure et on partage... Une soupe. Pendant tout le repas, il commence l'introduction à la méditation et au bout d'une heure, on a déjà hâte de retrouver notre lit!

Le lendemain, nous sommes le dimanche 24, GS nous a réservé un breakfast très healthy: une espèce de purée de légumes (ça change du nutella !) avec 1 banane chacun. Enfin on ne se plaint pas car GS nous dit que lui boit de la pisse de vache tous les matins ! Il nous dit que c'est très healthy et nous conseille de faire la même chose, mais ça,  NOUS NE TENTRONS PAS !
Après le petit déj, il nous demande de le rejoindre dans sa cabane et c'est à ce moment que les cours de méditation commencent. Ça va durer des heures. On regarde des films très chiants qu'il va ensuite commenter pendant des heures. On essaie de garder notre sérieux car on sait bien l'un comme l'autre que si on se regarde, on va se marrer. Et GS nous a prévenus: la méditation, c'est du sérieux! Après plusieurs heures de théorie, GS se décide à nous 'initier'. Il nous demande d'aller chercher des fleurs dans le jardin pour commencer l'espèce de serment. On s'exécute. Il commence par initier Benjamin et lui transmet son mentra puis ce sera mon tour. Ensuite nous faisons notre première méditation tous ensemble. On reste assis en tailleur en se tenant droit pendant une vingtaine de minutes. Nous, on a du mal car 1) la position est inconfortable, 2) il caille et 3) on n'a pas compris ce qu'il fallait vraiment faire!
Suite à la méditation, GS nous invite à déjeuner et devinez ce qu'il y a au menu? Des légumes et du riz. A nous le corps de rêve !
On s'échappe après le déj pour se balader (sans GS, hallelujah !) autour de l'Ashram dans l'après-midi, puis soupe et on rejoint notre chambre. Je commence à me changer quand j'entends GS à peine frapper à notre porte donc je saute dans le lit - nue - car je sais qu'il ne va pas attendre pour rentrer. Ben est dans la salle de bains à ce moment là. GS veut continuer les cours de méditation sauf que je n'ose pas lui dire que je suis nue dans le lit donc qu'il ne peut pas rester. Heureusement Benjamin reçoit le GS et prétend que j'ai mal à la tête. La situation est tellement drôle qu'il faut que j'etouffe mon fou rire car je sais que si Ben m'entend il ne pourra pas se retenir! GS est lancé dans ses pensées, il est à fond. Benjamin l'interrompt de temps en temps pour lui poser des questions simples: d'où vient le mentra? Comment on le fait venir? On n'ose pas avouer au GS qu'on n'a pas compris ce qu'était le mentra en fait. Mais GS ne répond pas à ces questions et continue sur sa lancée. Pour moi qui écoute sans participer (rappelons que je suis sensée avoir une migraine), la situation est hilarante. Enfin GS décide de nous quitter. Yes!




Le lendemain, lundi 25 janvier, GS nous invite à méditer avec les garçons du Ashram. Un Ashram est une école dans laquelle les écoliers garçons sont éduqués par les textes anciens. Ils doivent aussi méditer plusieurs fois par jour. On continue les cours de méditation au soleil avec GS et c'est un peu plus intéressant. On déj des légumes puis on part en randonnée avec un mec du Ashram. Il s'appelle Rohit, il est très sympa, il a 30 ans. Il ne veut pas conduire le 4x4 alors Benjamin propose de le remplacer et en toute objectivité, il conduit super bien! La randonnée est sympa. Rohit nous explique qu'il veut consacrer sa vie à la méditation. Il ne veut pas se marier ni avoir d'enfants, juste méditer. Au milieu de la rando, il nous propose donc une petite séance de méditation,  qu'on accepte. Il y a un petit temple dans les bois donc hop, on retire nos chaussures et on se met en position. La séance de méditation est lancée... Jusqu'à ce qu'elle soit interrompue par le pet de Ben au bout d'un quart d'heure ! Là je ne peux me retenir même si Rohit est avec nous, Ben et moi avons un fou rire qui écourtera la séance! Ben ajoute: pour ma défense, les pois chiches su petit déj sont sans doute les responsables!

Mardi 26 janvier - Aujourd'hui nous quittons le Ashram et notre ami le GS. On a réservé un taxi qui nous emmènera 50 km plus loin où nous devons rejoindre Vivek et Jeet. GS vient nous trouver dans notre chambre (cette fois ci, je suis complètement habillée) et nous pose la question fatale: 'Avez-vous besoin que je vous rappelle votre mentra? C'est très important.'
Moi je m'empresse à dire 'no, it's ok' mais Ben est plus courageux et lui dit: 'moi je veux bien'. GS prend Benjamin à part et lui rappelle son mentra. Puis il vient me trouver car il veut s'assurer que je me souviens bien du mien aussi! J'en ai absolument aucune idée donc je lui dis que je préfère qu'il commence par me le rappeler (on ne vexe pas un GS !). Bon on pense qu'il a compris que pendant ces 3 jours, on ignorait complètement ce qu'était notre mentra!!! Pour la petite histoire, on s'est aperçu par la suite que nous avions tous les 2 le même mentra!
Nous quittons le sage et retrouvons Vivek et Jeet. Nos histoires les font marrer. On reprend la route jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent dans un village. Ils veulent poser une question à un sage (différent de GS). Benjamin se prend au jeu et a aussi une question pour lui. Avant de parler au sage, il faut acheter un sachet de riz, le toucher (éventuellement y glisser un petit billet de 100 roupies) car il faudra que le sage touche ce même riz avant de répondre à leurs questions.
Le sage se fait attendre et comme il fait froid, un jeune du village nous fait un feu de camp et une femme nous apporte du chai tea. Enfin le sage arrive et les hommes le suivent chez lui. Je reste dehors et entend le sage crier des trucs. Jeet pose sa question à laquelle le sage répond puis Benjamin pose la sienne aussi: doit il monter sa boîte en rentrant en Europe après notre voyage ou continuer à travailler en entreprise? Au début le sage ne voulait pas répondre car il disait que Benjamin n'avait pas les mêmes croyances que les siennes. Jeet a insisté en disant que Benjamin était à l'écoute et le sage a finalement répondu à sa question en hindi et Vivek a fait la traduction. Le sage dit que Ben sera successful en business quelque soit le choix qu'il fasse... Qu'il pouvait continuer en entreprise ou créer sa boîte, que s'il continuait dans le business, il réussirait. Ensuite ils sont tous sortis de la maison et le sage a dit que nous (Benjamin et moi) étions vraiment bien l'un pour l'autre, qu'on se complétait bien. Puis il est venu me demander si j'étais teacher. J'ai répondu que non mais que mes 2 parents l'étaient et il a ajouté que j'avais les qualités pour le devenir. Sympa ce sage.

Jaisalmer, the golden city

Lundi 18 janvier - Aujourd'hui, on quitte Jodhpur qu'on a adoré pour Jaisalmer. A la gare, les indiens tentent de nous arnaquer (mais nous ne nous faisons pas avoir) et dans le bus, Ben sympathise avec un mec qui lui dit que le couchsurfer qui devait nous héberger était un sale type, recherché par la police. On ne sait pas s'il dit vrai - sachant qu'il tient une guesthouse, il est sans doute intéressé pour qu'on devienne ses clients - mais les voix de nos chères mamans nous disant 'pas de risques inutiles' nous fera tout de même annuler notre couchsurfing. Arrivés à Jaisalmer, on négocie avec un mec une super chambre avec balcon pour 300 roupies.
La ville de Jaisalmer est un coup de coeur pour de nombreux voyageurs mais nous lui trouvons moins de charme que les villes précédentes car trop touristique. En effet le très beau fort qui surplombe la ville est bourré de boutiques à toutous... Dommage !

On a une idée en tête: s'échapper pendant 2 jours dans le désert du Thar. A l'hôtel, on négocie dur l'expédition dans le désert et dès le lendemain, à 8:30 nous prenons place dans le jeep en compagnie de 3 londoniens de 25 ans (nous ne sommes pas dépaysés !), d'un berlinois de 33 ans et du mec de l'hôtel. Les 3 londoniens sont très, très cool, ils voyagent depuis 7 semaines en Inde et on s'entend directement très bien avec eux. Le berlinois est aussi sympa donc on forme un bon groupe! A bord de la jeep, on visite plusieurs villages typiques (un village avec des habitations construites à partir de bouse de chameau, un village fantôme...) puis nous arrivons dans le désert pour retrouver nos partenaires que nous attendons avec impatience: les dromadaires !




Le mec de l'hôtel repart et nous continuons l'expédition avec 3 'hommes du désert ' et nos 4 nouveaux potes anglais et allemand. On est tout excités à l'idée de monter à dromadaire et Benjamin, par challenge, choisit le dromadaire le moins discipliné: Khalia. Il fait chaud, on est bien.
Khalia et ses compères nous emmènent visiter un premier village un peu perdu et à notre arrivée, tous les enfants nous entourent en nous regardant et étonnamment, pas un seul ne nous demande de l'argent ou des 'pens'.
On continue notre périple et on s'aperçoit vite que le dromadaire est loin d'être confortable! Qu'est ce que ça fait mal aux fesses !
Pause déjeuner au milieu du désert - il n'y a personne autour de nous, les hommes du désert nous préparent un repas complet: ils font un feu et cuisinent eux mêmes des chapatis (pains indiens) et une sorte de thali... Le tout accompagné de chai tea (thé sucré au lait) of course! C'est très bon.




On retrouve nos dromadaires pour continuer notre safari... Le paysage varie entre désert et plaines. En début de soirée, nous arrivons dans l'endroit dans lequel nous passerons la nuit: Nous sommes sur une dune de sable, face au coucher du soleil, loin de tout. Une fois le soleil couché, les hommes du désert s'affairent à préparer le dîner et pendant ce temps là Ben et les autres copains blancs font un grand feu de camp car les hommes du désert nous ont prévenus: 'tonight it is full cold'. En d'autres termes,  on va cailler pendant notre nuit à la belle étoile! L'ambiance est bonne: on refait le monde, on joue aux cartes, on boit du vin, du whisky, on dîne...  Puis on commence à se coucher les uns après les autres autour du feu (les hommes du désert nous ont fourni des couvertures chaudes qui nous permettront de ne pas trop avoir froid pendant la nuit).
En effet, on dort super bien car notre pote Louis (un des londoniens) maintient le feu de camp pendant presque toute la nuit! Bless him!






Le lendemain, on avale le petit déj que les hommes du désert nous ont préparé puis on reprend notre traversée du désert sur le dos de nos dromadaires. On les fait même aller au galop (ça fait encore plus mal aux fesses) mais c'est marrant. Vers midi, on finit notre safari et pour être honnêtes, nous sommes tous contents de troquer nos dromadaires contre notre place dans le jeep!

Retour sur Jaisalmer, on chill dans la ville et à minuit nous embarquons à bord du train pour Delhi: le Dehli Express. Une fois encore, le mot express est discutable puisque notre train mettra 21 heures à rejoindre la capitale! :) Le voyage se fait super bien car par chance, personne d'autre ne partage notre cabine. On a donc une cabine pour 2 avec chauffage et couchettes pendant 21 heures... Le confort maximal! 

Toujours Jodhpur

Dimanche 17 janvier 

Aujourd'hui le plaisir commence dès le petit déj puisque le gérant de notre hôtel propose des crêpes au Nutella pour le breakfast! Oui, des crêpes au Nutella !!! Vous devinerez qui écrit ces lignes.

Suite à cela, nous partons arpenter les rues de Jodhpur avec comme but de monter jusqu'au fort qui surplombe la ville. Il fait chaud - environ 30 degrés alors qu'on est en plein hiver, imaginez l'été - mais nous arrivons sans peine à l'entrée du palace, dans le fort. 

La visite du palace est vraiment intéressante, on dit que ce palace est le mieux conservé de tous les temples du Rajasthan (peut être que les 7 portes permettant d'accéder au château ont aidé à sa conservation) . En effet, les pièces sont toutes vraiment belles et les façades encore en très bon état. Du dernier étage du palais, on profite d'une vue superbe sur la ville.




Après la visite du palais, on décide d'aller déjeuner dans le restaurant que notre pote de la veille nous a conseillé. A l'intérieur il n'y a que des locaux et le serveur parle très peu anglais. On arrive quand même à commander un paneer massala et un lassi (dessert qui ressemble à un mélange de yaourt et de glace), le tout est vraiment délicieux.

Nous décidons ensuite de nous rendre dans un jardin aux alentours de Jodhpur en prenant un bus local. Bien sûr, nous sommes les seuls blancs du bus et absolument tout le monde nous dévisage, sans gêne. On a l'impression que c'est la première fois que ces indiens voient des blancs comme nous. Le jardin est rempli de singes, ce n'est pas très propres mais il y a quand même quelques monuments sympas et c'est assez calme. On a encore le droit à une séance photo qu'on essaie d'expédier cette fois.



Retour à l'hôtel, apero sur notre roof top, puis on décide de retourner à la même adresse que le midi. Au restau, comme on ne comprend pas la carte, on demande à une famille indienne de nous conseiller. Dans un premier temps, la fille de la famille nous propose de commander à notre place - chose qu'on accepte - puis le père nous invite à les rejoindre à leur table. Il nous explique qu'ils fêtent l'anniversaire de la maman, qui est d'ailleurs la seule à ne pas parler anglais. On reçoit donc plein de plats différents qu'on partage avec la famille. Le père sert et ressert Ben, qui a'de la bouffe plein son assiette. On mange de tout et tout est franchement trop bon. Ils nous commandent aussi des desserts encore meilleurs que le lassi, c'est extra. A la fin du dîner, alors qu'on veut payer notre repas, le père refuse et nous dit que la famille veut nous inviter, ils veulent qu'on se sente bien dans leur pays et qu'on se souvienne de cette belle soirée ensemble. C'est sûr, on n'oubliera pas!

samedi 16 janvier 2016

Jodhpur, la ville bleue


Samedi 16 Janvier -

Nous partons tôt le matin pour jodhpur avec un bus express et superdelux. Je pense qu'on s'est bien fait roulé, le bus est peut être luxueux pour l'Inde mais serait inusable pour n'importe quel européen et le terme express peut être nuancé par ses 30 arrêts pour 200km! Heureusement qu'on ne compte pas le temps.

Nous arrivons donc aux alentours de 14:30 à Jodhpur, on négocie avec un touktouk driver pour qu'il nous emmène dans notre hôtel appelé 'Bob Marley Hostal'. Ici pour 5€, nous avons une chambre double avec eau chaude (les 5 premières minutes), WiFi, salle de bains privée et pour couronner le tout: une roof top terrace sur laquelle on peut boire l'apéro en profitant de la vue sur la ville bleue et en écoutant du... Bob Marley bien sûr ! Le bonheur !

On dépose nos backpack dans notre chambre de luxe (indien, le luxe) puis on va arpenter les ruelles du bazar. On mange des espèces de burgers végétariens à un stand de street food ainsi qu'une assiettes de légumes croustillants; c'est nouveau pour nous. Enfin on file sur un autre stand pour finir ce repas en beauté: par du pineapple et on sympathise avec le gars qui a étudié à Glasgow. Il nous conseille des bonnes adresses à Jodhpur et nous invite à l'inauguration du restau de son pote le lendemain. Un de ses amis se joint à nous et nous conseille de visiter la caserne d'Alibaba des tissus dans laquelle des mètres et des mètres de tissus de toutes qualités sont exposés sur les 8 étages. Le vendeur nous dit qu'il fournit des tissus aux plus grandes marques françaises. Ben craque pour une écharpe en cachemire.






Suite à cet épisode shopping, on sort du bazar pour découvrir les ruelles de Jodhpur. C'est magnifique. Les maisons sont toutes de couleurs différentes mais la nuance principale est bien évidemment le bleu. Une fois encore, on rencontre un indien sympa qui nous invite à rejoindre ses potes dans un endroit idéal pour profiter du coucher du soleil. On vous laisse regarder les photos, nous on a adoré. Again, cela nous aura valu une bonne vingtaine de photos de groupe et individuelles avec la bande de mecs. C'est parfois dur la vie de star !











Ce soir, au programme: apero chill sur le roof top de notre terrasse...